1e garde aux urgences – partie 2

Bien. Une fois cette petite introduction faite, nous pouvons passer aux choses sérieuses.
Mon tout premier jour là bas, du haut de ma quatrième année, blouse propre, stétho quasi-neuf dans la poche, vingt ans et toutes mes bouclettes, je suis restée muette devant cette cour des miracles.
A l’accueil, un papi tout maigre, allongé bien à plat, les yeux aux plafonds, attend sa place au bloc pour une prothèse de hanche depuis douze heures. Douze longues heures sur un brancard. Seul. Sans plus savoir où il était, pourquoi, comment. Mutique. Perdu.
A côté, une jeune fille en probable colique néphrétique (frénétique, donc) pleure silencieusement en se tordant de douleur sur son brancard. Pas de perf’. Probablement pas d’antalgiques plus forts que le Doliprane®, donc.
Dans les box, une vieille dame gémit. Un coup d’œil à son dossier : « rétention aigue d’urine ». Le médecin auquel j’ai demandé pourquoi elle n’était pas sondée me répondra « Parce que j’attends qu’elle fasse pipi toute seule ». Il attendra pendant toute ma garde, elle ne fera jamais pipi.
Pour couronner le tout, au loin, une femme hurle à la mort. Probablement attachée à son lit dans un couloir sombre et en pleine crise « d’agitation aiguë », comme disent nos bouquins. Elle ne s’arrêtera pas pendant plusieurs heures. Environnement sonore du plus bel effet.
Bon. Si les infirmiers de mon service de réa m’appellent Bisounours, c’est qu’il y a bien une raison : je suis d’une sensiblerie extrême et je voudrais que toute douleur soit prise en charge avec plein d’anti-douleurs qui sont là pour ça.
A défaut de pouvoir faire mieux, je passerais bien des heures à tenir la main d’un papi dément pour lui rappeler où il est toutes les cinq minutes.
Et je suis conditionnée par mes bouquins et mes gardes en psy donc je voudrais calmer instantanément toute agitation aiguë avec une « chambre seule et bien éclairée », des médicaments qu’ils sont bien, et une prise en charge spy adéquate.
Si la prise en charge idéale n’existe que dans les bouquins, la réalité, elle, m’éclatait violemment à la gueule.
Du coup, j’espère vraiment pouvoir faire de la pédiatrie avec mon classement au concours : si je dois retourner dans ces urgences adultes, je ne suis plus très sûre de ne pas finir tout à fait folle. Alors que chez les enfants, la prise en charge de la douleur, c’est sacré, les pédopsy sont à proximité (suffit de savoir où ils prennent leur café), et les gamins sont rarement complètement seuls et perdus dans les couloirs de l’hôpital. *
Vers vingt heures est arrivé un grand garçon, très jeune, très maigre, menotté, encadré de deux policiers et la tête en sang. Bon, « faîtes-moi-voir ça », a dit ma co-externe, une grande de sixième année qui m’a accompagnée toute la journée. Oui, parce que dans ce grand fourre-tout des urgences, trouver un « sénior » disponible relève parfois (souvent) de l’exploit. Alors on applique à la lettre le « compagnonnage », une fierté des hôpitaux français, lointain synonyme de « démerdez-vous les jeunes ».
Ma collègue a donc inspecté la plaie, cinq ou six centimètres sur le cuir chevelu, et m’a demandé : « Tu as déjà fait des points ? ». Cruche que je suis, j’ai répondu : « Non. Mais j’ai déjà vu faire ! ». Ce qui était vrai, je n’avais jamais fait de point, ni sur une compresse ni sur un pied de port, ni même sur un patient endormi au bloc. Mais qui te met un peu dans une drôle de situation par rapport au patient. En l’occurrence un jeune de 16 ans, tremblant déjà de toutes ses feuilles, clamant à qui voulait l’entendre que c’est les flics qu’y ont tapé dessus, et hurlant le martyre dès qu’on approchait à moins d’un mètre de sa plaie.
On s’est donc installé dans le box de suture, les policiers gardant l’entrée.
Bétadine rouge, sérum phy, compresses, bétadine jaune, j’ai soigneusement désinfecté ma première plaie.
Protestations du patient.
« Mais faut bien que je désinfecte ! »
« Oui mais ça fait super mal là, madame ! »
Ouais, c’est moi qu’on appelait madame, d’habitude je râle mais là, j’étais trop concentrée. Parce qu’une fois la plaie vaguement désinfectée, on se rend compte que l’endroit où on devrait planter l’aiguille se retrouve en plein dans les cheveux.
J’ai donc essayé de dégager les berges de la plaie aux ciseaux, et mis des petits bouts de cheveux mal coupés plein la plaie, forcément. Depuis, j’ai essayé la tondeuse, et même la vieille technique du scalpel pour tailler bien à ras. Ben c’est tout pareil, hein.
J’ai fini par mettre mes gants stériles, installer le champ bleu pré-troué avec son collant qui ne colle jamais sur la tête, évidemment, et injecter le produit pour l’anesthésie locale, la xylocaine (si quelqu’un sait d’ailleurs comment ouvrir ces flacons sans perdre un doigt, je lui serai éternellement reconnaissante).
Cris et agitation sous le champ. « Mais putain c’est quoi ce truc ! »
« C’est le produit pour calmer la douleur, je fais quelques piqures autour de la plaie, et après vous ne sentirez plus rien ! »
J’ai du piquer une dizaine de fois, ça a été dix cris pareil.
Puis j’ai sorti de ma boite à suture une pince en plastique qui n’a jamais du pincer quoi que ce soit, et pris maladroitement mon aiguille avec un porte-aiguille qui ne porte pas plus que la pince ne pince. Le fil de trois bons mètres de long s’est mis à pendouiller gaiement hors du champ stérile, et j’ai commencé à me demander comment recoudre une plaie qui dégouline de xylocaine et saigne en nappes épaisses sur des berges déformées par mes injections répétées.
Bon, tentons le coup, je plante mon aiguille comme j’avais « déjà vu faire ».
Braillements sous le champ. « – Non mais z’êtes folle ou quoi ? »
« – Bougez pas, bougez pas ! Ca vous fait encore mal là ? »
« – Un peu que ça fait mal ! »
J’ai remis mon produit anesthésiant, encore, plein, en profondeur et en superficie. Et attendu que ça agisse, un peu mais pas trop non plus. J’ai fait les choses avec plein d’application, aussi bien que peut le faire une externe novice quand elle veut réussir sa première couture, que y’a pas de vrai médecin à côté et que le patient fait des bonds à chaque point.
Et le fameux produit n’a jamais voulu anesthésier comme on lui demandait. Même pas un petit effet placebo de rien du tout. J’avais un gamin sous le drap, bon comédien ou vrai martyre, je ne saurai jamais, qui a gueulé, juré et pleuré pendant tout le temps que j’ai passé à lui recoudre la tête et à m’embrouiller les fils dans ses cheveux mal coupés.
On a trouvé un médecin sénior pour contrôler mon travail, signer le certificat médical initial de coups et blessures rédigé par ma co-externe**, et laisser partir le patient.
A ce stade, j’étais déjà suffisamment décomposée d’avoir fait souffrir un gosse.
Et puis, j’ai appris plus tard que cet anesthésique local qu’on nous laisse manier, il y a une dose maximale à ne pas dépasser, que je ne connaissais pas.
Qu’il faut bien aspirer avant de le mettre parce que s’il passe dans la circulation sanguine, il a des effets indésirables, ce que je ne savais pas.
De petits effets indésirables comme  des convulsions ou des arrêts cardiaques.
Qu’il y a des signes avant-coureurs qu’on peut rechercher, mais que je ne connaissais pas.
Et donc qu’en plus d’avoir fait hurler mon patient, ce qui nous a peut-être traumatisé tous les deux mais reste surmontable, j’ai utilisé un produit potentiellement dangereux. Sans surveillance, sans connaissances.
Et qu’il y a tous les jours des externes qui font la même chose dans ce même box.
Sous la responsabilité de chefs qui sont au courant, nous racontent leurs meilleures anecdotes d’accidents de xylocaïne en déconnant, et nous apprennent les bases APRÈS nos premiers points.
Et continuent évidemment à nous laisser nous démerder seuls avec les patients, les sutures et les produits.
Ça ne leur pose aucun problème.
* En fait, si, ça arrive. Bisounours, mais pas totalement non plus.
** Dans nos cours, les certificats médicaux devraient être rédigés par des médecins thésés.
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A propos openblueeyes

Apprentie docteur en pédiatrie.
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19 commentaires pour 1e garde aux urgences – partie 2

  1. Gilsoub dit :

    Me rappelle il y à longtemps, en 80, ouvert le gras de la main dans la cour du collège…
    Arrivé à l’hosto, à l’époque c’était une demi-heure la main dans l’eau de Dakin puis arrive enfin l’homme en blanc… Il examine la plaie, prépare ses instruments, me souvient pas de champ opératoire et encore moins d’anesthésiant, mais bon, autre temps… Puis passe un de ses collègues et lui demande : tu ne veux pas t’occuper du jeune homme ?
    Une voix provenant du couloir lui répond : non, il faut bien que tu apprennes…
    Va rester calme après cela… Mon frangin interne lui-même à l’époque m’a bien confirmé que le gars m’avait massacré… De là à penser que l’on laisse les cicatrices plus ou moins cachées aux petits jeunes ;-)

  2. mais dis moi, pourquoi ne pas avoir mis d’agrafes à ce patient, c’est nettement plus facile à mettre sur le cuir chevelu !

    Sinon, le coup de la xylo je connais aussi. Lors de ma 1ère garde, 2 ème patient à suturer et 1ère anesthésie faite moi-même, j’ai poussé je sais pas combien de seringues dans les berges de la plaie, il sentait toujours autant mon aiguille. Heureusement il n’était pas « doudouille » et était très sympa ! Et idem, à l’époque je ne connaissais pas les risques du passage systémique de la xylo…

  3. SoleilDeMarseille dit :

    j’ai pire que le flacon de xylo, c’est le flacon en verre de bicar ( à ouvrir pour faire es bains de bouche chez les immunodéprimés en association avec la myco(R) ou la fungi(R) )
    le flacon de xylo, j’essaye toujours de suivre les flèches sur l’opercule et idéalement toute la bague métallique part avec ( faut une pince hein, biensûr ) donc en réalité on a enlevé l’opercule et la bague reste en place, et là on maudit la chaîne de montage du fabriquant.
    LE PIRE? c’est qu’il suffit d’apprendre les points d’injections des ALR et on anesthésie toute une hémi-face avec 3 mL …

  4. oui faire un bloc sur la face c’est pas bien difficile en connaissant l’anatomie, mais j’ai encore jamais vu un anesthésiste faire un bloc sur le cuir chevelu :p (à la limite au niveau frontal avec le V1 mais sinon…)

  5. Gélule dit :

    mmm…….. ça me laisse bien songeuse, ton post……. je n’ai pas vécu de situation identique, d’autant que je déteste les urgences (le service, pas la discipline) donc j’y ai passé le moins de temps possible pendant mon externat. Comme ça, ça a l’air formateur les urgences, on voit plein de situations différentes, médicales, chirurgicales, sociales, médico-légales….. on apprend plein de trucs, mais c’est toujours dans le bazar ambiant avec plein de bruit, pas de séniorisation…….. c’est dommage.
    Quand j’étais « grande externe » j’ai appris à mes collègues plus jeunes à faire les prises de sang sur moi (j’ai des autoroutes aux coudes) et les points de suture sur des oranges. Mes premiers points, je les ai faits en chirurgie, sur des gens endormis au bloc. Ethiquement…. ils dormaient donc ne pouvaient pas consentir (en même temps on avertit rarement les patients qu’on n’a jamais fait un geste…..), MAIS le chirurgien ou l’interne avait le temps de me montrer comment tenir la pince, le porte-aiguille, tirer le fil ni trop ni trop peu pour faire une jolie cicatrice. et ils pouvaient refaire si j’avais fait un truc moche. A postériori, j’ai eu de la chance…………

    Médico-légalement c’est quand même limite, ton histoire. Le mineur amené par les flics, avec plaie, pour CCB, vu que par les externes…… on est capable de faire un CCB quand on est externe, c’est pas la question, mais le chef aurait pu être présent avec vous, par exemple….

  6. openblueeyes dit :

    Gélule > Pour moi, il n’y a pas que le côté médico-légal de limite…
    Et au bloc, c’est quand même des conditions idéales.
    De toute façon, dans les urgences où j’ai été externe (je peux parler au passé maintenant !), on ne demande pas plus leur accord aux patients. C’est le gars avec les gants stériles qui fais la couture, et pi c’est tout. Le consentement éclairé après information claire loyale et appropriée, c’est uniquement dans les bouquins.

    L’apprenti > J’ai essayé, plus tard, le coup des agrafes. Cette fois j’avais demandé au médecin de rester, pour contrôler, quitte à passer pour l’externe pénible. C’est lui qui m’a suggéré les agrafes. Ben ça a été pareil. Avec une pince qui n’accroche rien du tout, et une xylo qui ne calme rien non plus, c’était aussi pratique…

  7. Barbara dit :

    laisse parler et reste »bisounours »

    c’est ce qui fera la différence avec les « autres »

    et les patients t’en seront (étonnés oui c’est rare…) et reconnaissants

    bon courage pour la suite!

  8. OlivierNK dit :

    Tu es complice du système et, vu que tu te délectes à en faire un post qui te procurera ( ou pas) reconnaissance et bonne conscience, tu ne peux prétendre ne pas mesurer la gravité des faits. Une attitude respectable consiste à refuser de travailler dans de telles conditions, voire à démissionner en dénonçant…
    « Sous la responsabilité de chefs qui sont au courant » et tu peux aussi rajouter: « c’était pas moi, j’étais pas la seule et j’avais des ordres ». [img]http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/operation_a_Monowitz.jpg[/img]

  9. Dr Sven dit :

    « complice du système », « à démissionner », « gravité des faits »…
    On en rigolerait presque si ce n’était pas un commentaire sérieux! :D

  10. Dr Sven dit :

    Ouf, je suis rassuré, ce n’était qu’un troll! ^^

  11. Yann dit :

    Juste pour signaler une petite coquille: tu as écrit « Du coup, j’espère vraiment pouvoir faire de la pédiatrie « , il faut bien sur lire « psychiatrie », le lecteur aura corrigé par lui-même! :)

    Chapeau a Olivier pour la comparaison du travail des externes en France a celui des médecins nazis. Il fallait le faire. Une attitude respectable consiste à peser ses propos, et à éviter les comparaisons aussi ignobles, sous peine de passer pour un abruti.

  12. Barbara dit :

    tout à fait Yann!

  13. OlivierNK dit :

    Haa mais cher Yann, c’est toi qui parles de médecins nazis, le parallèle a dû te sauter te sauter aux yeux, ou tu y es particulièrement sensible? Allonge-toi et parle nous de toi.
    Ta grand mère a été tondue à la libération? Dans « médecin nazi », il y a …  » médecin » bien sûr. C’est quoi ton métier? Et ça rapporte bien? Tu as un problème avec l’alcool et la drogue? Ton papa buvait? Pauvre Yann, ça ferait une sacrée hérédité, ça. Ou alors tu as été minable à l’espérience de Milgram, tu aurais foutu le 380 Volts triphasé dès le début? Je ne sais pas, j’explore.
    Quand on voit une soignante qui  » continue à se démerder avec les patients », en toute connaissance de cause, au risque de « convulsions ou d’arrêts cardiaques  » ( une paille) et ne respecte pas les procédures ( ** dans nos cours…) et invoquant la responsabilité des chefs, ça ne te gêne pas? Bon, d’accord, c’est pas comme si elle allait en Afrique se faire la main, et tous les moyens sont bons pour recruter dans une spécialité où on peut jouer avec les électrochocs ( « il faut bien sur lire « psychiatrie » ).

    • Yann dit :

      Je reponds une derniere fois a Olivier, apres j’arrête.
      Mon grand pere a été prisonnier des japonais, mon autre grand pere etait prisonnier en Allemagne, et certains de mes oncles ont pris le macquis à 17 ans. Merci de t’inquiéter des faits d’armes de ma famille, je n’ai certainement pas à en rougir. Merci aussi d’éviter d’insulter leur mémoire.

      Pour les medecins nazis, il s’agit bien de l’hyperlien que tu as fournis.
      Quand à tes propos sur la psychiatrie, ils sont dignes de ceux du café du commerce au 19 ème siécle.

  14. Marie dit :

    Olivier, je vous prierai de cesser tout de suite ce genre de commentaire ou je me mettrai a la modération, quelle que soit l’apparence inoffensive de vos propos, je ne l’accepterai pas ici.
    Pour votre information si tout de fois elle vous importe, ce dont je doute, je n’ai plus depuis ce jour réalisé aucune procédure hors protocole ou sans contrôle d’un médecin senior. Tout comme je ne vais en aucun cas me « faire la main » en Afrique, une telle accusation est honteuse et mériterait une modération sans avertissement.

    A tous les autres, merci :)

  15. Dr Sven dit :

    Tiens, chouette, un Zorro du Net… Ou alors un fan de Stéphane Guillon… Je ne sais pas ce qui est le pire!

  16. Zou dit :

    L’article est intéressant, tout autant que les commentaires associés…
    Réfléchissons…
    Je pense, ma bébé toubib, que tu as pleinement conscience du monde dans lequel tu évolues, que tu constates les erreurs comme les belles choses et c’est un regard qui demeure important quand on exerce un métier à forte responsabilité. Prendre conscience des erreurs permet de faire en sorte de les éviter, et il est bon de ne pas fermer les yeux dessus. Il s’en passe tous les jours je pense des trucs comme ça, et une démission en bonne et due forme (comme le préconise Olivier) ne servirai à rien, seulement à nous priver des meilleurs éléments du monde médical..
    C’est bien de ne pas fermer les yeux dessus, c’est bien de dénoncer, après faudrait pas non plus devenir parano en pensant que les ptits externes font tous mal leur boulot !

    On a besoin de gens comme ça, et moi je me laisserai soigner par toi en toute confiance! et toc !

  17. l'antique dit :

    Et bien çà me rappelle les premiers points subits il y a 30 ans, dans le doux village de Digne les bains dans les Alpes de Haute Provence,
    coupure à la tronçonneuse base de l’index, j’ai encore la preuve..
    mais pour tout vous dire, à première lecture, j’étais persuadée que je lisais l’histoire de la première garde …au caméroun ! Et je me disais « les pôvres, quand même »
    maintenant, il me tarde de lire si ton humour est intact sous d’autres latitudes…courage !

  18. Plume dit :

    Moi, ma première garde aux urgences, c’est ce soir. Je cherchais des témoignages pour un peu me rassurer et puis en fait ben.. je suis encore plus flippée. xD Bon, allez, ça va bien se passer, vous avez tous survécu non ? Non ?.. Humpf! J’espère que demain, au lieu d’avoir effectué ma première suture, je n’aurais pas causé mon premier décès!

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