Live report de mes exploits (ou pas)

Note préalable : Cher lecteur non médecin, pardon d’avance pour tous les termes infâmes que je vais employer, pour tous les noms d’oiseau des maladies que je vais même pas expliquer, comme une malpolie. C’est juste que c’est déjà très long. Mais je réponds à toutes les questions avec plaisir dans les commentaires.
800 tables et chaises en rangs d’oignons. Un hangar immense, sombre, froid. Un fond sonore de brouhaha stressé, et quelque part au milieu, mon neurone, mes bouclettes et moi. Face à une table toute petite et bancale, 3 cahiers de réponses, deux feuilles de brouillons, et bien alignés, mes quatre stylos noirs, mes blancos, mes souris, mes stabilos, ma montre, ma bouteille d’eau. Tout est prêt.
On y est.
Trois ans de boulot sérieux, de stages, de cours, de fiches – les plus belles fiches du monde, soit dit en passant – de bouquins, de cas cliniques, de surlignage intempestif. Un an d’entrainement intensif avec mes deux groupes de sous-colles et mes fidèles sous-colleuses. De bloguage à moitié, d’absence de soirées, de tas de petits trucs sur lesquels j’avais tiré un trait, de formatage de cervelle, et je suis là, à l’aboutissement de ces efforts, toute petite avec mes bouclettes face à cet écrasante évidence : comme 7000 gars et filles de toute la France, je vais jouer mon avenir sur les prochaines heures.
Je fais pas la maligne.
Notre responsable de centre se présente. Il a l’air très vieux, il a les cheveux très blancs, parle lentement, nous demande de patienter. On patiente. Le silence est pesant, mais je ne me sens pas stressée, c’est pas normal. Je me sens vide, fatiguée et vide. Je me repasse mentalement les bons conseils des copains, « se battre jusqu’au bout ». Mais j’ai pas la force pour me battre, là, tout de suite. Arrivée à l’échéance, je sais même pas si j’ai l’envie ! Bientôt devant ma copie, je vais faire comme toutes les autres fois, mettre ce que je sais, et espérer que ça marche, mais je vois bien que j’ai déjà fait une erreur en étant trop calme.
J’ai l’impression d’être un marathonien qui s’arrête de courir 100 mètres avant la fin.
Le téléphone du responsable sonne. Une sonnerie comme dans mes vagues souvenirs de Matrix : retentissante, seule dans le silence. C’est le signal parisien. Les sujets arrivent devant nos bureaux, et c’est le top départ.
A la lecture des trois dossiers, tout mon trop-calme se barre vite fait : Qu’est-ce que c’est que ces sujets à la con ? On m’avait promis du classique, j’avais fait toutes les annales trois fois, et qu’est-ce qu’on nous sert ? Un sujet de psy avec dans l’énoncé, des éléments de trois pathologies différentes ?! Un sujet de néphro complètement batard avec un monsieur qui fait pipi du sang depuis 20 ans, et tout à coup arrive avec des œdèmes de partout et une créat à 860, et amuse-toi avec ça ?! Une femme enceinte, la meilleure, en pré-éclampsie à 35 semaines d’aménorrhées, avec un énoncé d’une page et des questions où ils demandent trois mots. Mais qu’est-ce que c’est que ces conneries ? Quels abrutis ont pu pondre, relire, corriger, envoyer à la banque, retenir des trucs pareils ? PUTAAAAIN.
Ok, ok, repris à froid, ces dossiers n’étaient peut-être pas si débiles que ça. Peut-être que c’est juste moi qui ai complètement paniqué, devant mon tout premier sujet de ma première épreuve, à perdre 20 minutes avant de commencer à écrire mon premier mot. Peut-être que du coup, j’ai pas pris le temps de comprendre que la femme enceinte n’avait pas forcément un truc uniquement de femme enceinte, et que mon neurone unique de blonde, pas suffisamment préparé aux cas un peu tordus, s’est pris les pieds dans le tapis tout seul. Peut-être bien, oui.
Dans tous les cas, j’ai galéré sa mère et maudit le CNCI* sur douze générations, je suis sortie folle de rage et bien décidée à le faire savoir au monde entier.
Le con de marathonien, il a trébuché en marchant, il a tellement honte qu’il insulte les cailloux et se remet à courir.
Bon.
Lendemain, 6h30, je pouvais même plus compter sur ma colère pour me donner des ailes et il a fallu m’extraire du lit au pied de biche. Non mais c’est pas humain, des heures pareilles.
Comme hier, il fait 30 degrés dehors et  -15 à l’intérieur. Comme hier, je bricole un truc pour caler ma table bancale, qui restera bancale quand même. Je suis une grande bricoleuse.
Le surveillant qui nous distribue les copies cafouille un peu avec les sujets, mais ce n’est pas le seul. Je me demande où ils les ont recruté.
Et puis la sonnerie sonne, je découvre les sujets. Et là – mais quelle ABRUTIE je peux être – je souris. Une uvéite antérieure aigue révélant une spondylarthrite ankylosante, cher lecteur non médecin, ça te parait être du chinois, mais c’est un cas qu’on a vu une centaine de fois, qu’on connait par cœur, que j’avais même presque pas à réfléchir et que je pouvais réciter mon cours dessus comme j’aime.
Enfin, dans la vraie vie, j’aime bien réfléchir, me prendre le chou pour savoir dans le détail ce que peut bien avoir un patient, même si c’est pas typique et que ça demande plus qu’un neurone de blonde. J’agite mes connaissances, je secoue soit mes collègues soit mes profs soit le web si j’ai des questions, je fais une zoulie synthèse dans ma tête et sur le papier.
Mais là, dans un concours où tout se joue au mot-clé près, j’étais trop contente de pouvoir mettre plein de trucs que je savais être bien.
Le troisième dossier, ce sera fastoche aussi, un séropositif qui convulse, chez qui on trouve une toxoplasmose cérébrale. Trop facile. Et le second : de la Pédia ! Pour moi, quel bonheur, de la pédia.
A l’aise blaise.
Alors je me mets à essayer de rédiger ce cas. Alors, ce gamin de 2 mois, qu’est-ce qu’il a ? Non mais c’est vrai ça, qu’est-ce qu’il peut avoir ? Putaaaaain, mais c’est quoi ce truuuc ? Mais pourquoi j’ai dis que c’était facile la pédia ? Je comprends pas-je comprends pas-je comprends pas. C’est presque comme une bronchiolite, mais c’est bizarre. Et puis c’est pas une coqueluche, c’est pas fébrile une coqueluche. Bon, je vais mettre ça quand même, je sais pas quoi mettre d’autre, t’façon. Et cette radio, mais qu’est-ce que c’est ? Il serait pas un peu gros, le cœur ? Mais putain je sais paaaaaas.
Bref, je passe au troisième. Au séropositif tout facile. Pour le coup, je sais tellement de choses, que j’ai envie de tout mettre. La prise en charge des convulsions  jusque dans les moindres détails, la description de l’imagerie cérébrale sur une page … Je gère mon temps affreusement, et à 10 minutes de la fin, il me reste trois questions énormes. Et c’est à ce moment que j’ai une horrible illumination. Je sais ce qu’il a, le mioche de tout à l’heure. Une myocardite virale. C’est un diagnostic différentiel de la bronchiolite, ça donne un gros cœur et un gros foie, y’a des signes de virose associé. C’est ça. Et j’aurai pas le temps de le mettre. En plus de pas avoir le temps de finir mon super-dossier-VIH.
Je suis déconfite.
A la pause, j’essaie de me faire une séance de psychothérapie de groupe / débriefing avec les collègues. Ce qui marche moyennement. Je pleure un peu en me disant que ça ira mieux après. Tu parles.
La dernière session de dossier passe très vite. Je crois que mon cerveau est allé faire un tour ailleurs.
Je fais attention à des détails comme la minuscule araignée rouge qui se baladait sur mes copies, le balancement de la table au rythme de mes écrits, le ton de la voix des annonces au micro. Pas les détails des dossiers, évidemment.
C’est une après-midi à thème dyspnée, dans les dossiers : version tabagique avec OAP** (que j’ai oublié de traiter, le dossier était bizarrement fichu, je me suis concentrée sur l’ECG et j’ai oublié le reste), version femme-à-5g-d’hémoglobine avec endocardite (La fourbe était allergique à la pénicilline. Je savais pas quoi mettre comme antibio. J’y ai mis des C3G. Je suis foutue.), et version mésothéliome (z’auraient pas pu trouver encore plus tiré-dans-les-coins, non ?). Je crois que je n’ai vraiment compris qu’à ce moment là comment j’aurais du travailler ces six derniers mois. Je crois que j’ai compris comment j’aurais dû apprendre à raisonner, sur quels dossiers j’aurais dû m’entrainer.
C’est dommage, c’est juste un peu trop tard.
Voilà. Après ces folles aventures, y’a bien eu une dernière demi-journée, mais c’était de la lecture critique d’article. Que j’avais bien bossé et qui s’est bien passée, donc je n’aurai pas à râler, c’est de suite beaucoup moins intéressant. Mais si tu es mordu d’articles médicaux, cher lecteur, sache que c’était une étude un peu vieille sur les bêtabloquants chez l’insuffisant cardiaque, BASIC II, et que j’ai bien pensé à grange blanche.
Voilà voilà, tu sais tout cher lecteur. Le verdict du classement tombe en juillet, mais moi je serai déjà partie far away pour oublier que ça c’est si mal passé, et me remettre en tête que je vais être médecin, avant tout, et que ce sera vraiment bien.
Oui, parce que c’est un concours que même si tu le rates, tu peux être médecin. D’ailleurs, ça s’appelle plus concours, ça s’appelle « Epreuves Nationales Classantes », pour bien dire qu’on ne se préoccupe plus à ce stade que de classer les 7000 étudiants, pour organiser le choix de la future spécialité (la médecine générale étant bien sûr maintenant une spécialité comme les autres).
Pour en arriver là, tu as déjà tout validé dans ta fac, tous les examens pendant 6 ans. Tu as eu un module qui avant te donnait le droit de prescrire et qui garde encore un peu de symbole, même si on a essayé de le fondre dans le reste du programme.
Alors même s’il s’avère que j’ai autant raté que je le crois, je serai médecin.
Peut-être pas dans la spécialité que je voulais, peut-être pas dans la ville que je voulais.
Mais je n’ai pas le courage de recommencer une année à m’abrutir comme une décérébrée sur des cas cliniques. Et il est hors de question de prolonger mon externat d’un jour de plus pour augmenter mon expérience du secrétariat médical et de l’observation-qui-sert-à-rien, tant les stages où l’avis de l’externe influence la prise en charge peuvent se compter sur les doigts d’une main dans tout un hôpital universitaire. Et je ne veux plus de cette frustration qu’il y a à prendre en charge son patient, partir à la fin de la visite du matin, et se rendre compte le lendemain de tout ce qui a été fait l’après-midi en notre absence. J’ai hâte de pouvoir goûter à cette vraie vie dont on m’a tant vanté les bons côtés et que je regardais jusque là  avec envie depuis mon bureau.
Pour un tas de raison, donc, passons à autre chose, et avançons un peu.
D’ailleurs, tu as vu, je change aussi d’adresse pour le blog. C’est joli ici, qu’en penses-tu ?
* CNCI : Centre National des Concours de l’Internat. Le truc qui organise ces fameuses épreuves, donc.
** J’avais dit, que ce serait des mots barbares, hein. Désolé.
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A propos openblueeyes

Apprentie docteur en pédiatrie.
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27 commentaires pour Live report de mes exploits (ou pas)

  1. louvet dit :

    je te suis depuis déjà pas mal de temps
    je sais plus quel lien de blog j’ai suivi car pas dans le médical mais dans l’Education Nationale(autre vaste chantier!!)
    mais mère infirmière
    et malheureusement aussi fréquentant actuellement des spécimens comme les tiens !!
    alors pour ce changement d’adresse, je laisse un premier commentaire
    pour te dire:
    bon relachement(après l’effort)
    recharge tes batteries et à bientôt pour de bons résultats!amicalement et sincèrement

  2. LaurenceB dit :

    Pffiou!
    Mais quellllle galère cette ENC…
    Bon repos et bon courage pour la suite!

  3. Gélule dit :

    Chère consoeur,
    Je me revois dans chacun de tes mots, assise devant ma petite table d’ECN il y a 2 ans, à me demander en quoi savoir interpréter le scanner 3D d’un type fracassé de la face prédisait de mes capacités de futur médecin généraliste….
    Dis-toi que tu n’es pas la seule à avoir foiré certains trucs, même des choses que tu savais. Que pendant ces 3 jours, vous étiez tous sur les rotules, vous avez tous eu du mal à gérer votre temps, vous avez tous eu du mal à ramasser vos restants de neurones pour boucler vos cas cliniques, cas cliniques que vous avez tous trouvé complètement tordus. (et les cas de psy c’est du récurrent, hors BDA bien classique, c’est toujours n’importe quoi). Tout ça pour dire que tu n’as peut-être pas raté autant que tu le crois! (et putain respect pour la myocardite virale, j’y aurais pas pensé)
    Je suis contente de te relire en tout cas, contente que tu t’en sois tirée, contente que tu sois enfin de l’autre côté car on a besoin de collègues comme toi! Alors plein de belles choses pour la suite, bon stage d’été (tu pars en Afrique je crois?), et à bientôt au plaisir de te lire!

  4. Shou dit :

    Ton nouveau blog est super joli, j’aime beaucoup la bannière et le graphisme épuré.
    Ne jamais avoir de regrets parce qu’on ne peut revenir en arrière, c’est dur mais attends de voir les résultats car à chaque fois il y a des surprises, c’est un concours ! Les sujets étaient pourris donc les autres aussi se sont foirés
    Maintenant PROFITE c’est terminé !

  5. Mistinguette dit :

    Moi zossi ! je te suis depuis longtemps… et suis prof des écoles… et ne sais pas quel lien j’ai suivi pour arriver jusqu’à toi il y a longtemps…
    Mais ma mère n’est pas infirmière. Ma soeur l’a été en revanche, avant de devenir journaliste, plus ou moins spé dans le médical.
    Bon, bah, bonne détente aussi. Et dis-nous vite où ce fameux classement t’a placée : spécialité et coin de France. :o)

  6. Mistinguette dit :

    Et, oui, ton nouveau blog est beau, quoiqu’un peu sombre en ces beaux jours de printemps. Et puis, je regrette ta photo choupinette de ‘tite blonde sortie de l’oeuf !

  7. Guillaume dit :

    Elle est vivante !!!
    Effectivement c’est très joli par ici …
    Que la sérénité post tsunami soit avec toi.

  8. maxene dit :

    Je suis passée par là, mais c’était l’internat à mon époque (2002). J’avais tout foiré comme toi, et je suis maintenant un très heureux médecin généraliste!
    Quels que soient tes résultats, bon vent!

  9. Sandra dit :

    N’étant pas médecin, j’ai du mal à apprécier la qualité de vos réponses à l’examen. Mon expérience d’étudiante et d’enseignante me dit que l’on a toujours du mal à apprécier la qualité de son propre travail. Si l’ECN est un concours, le classement va aussi dépendre de ce qu’ont fait les autres candidats, qui ont dû être confrontés aux mêmes difficultés que vous (sujets « étranges »). Bref, je pense que tout espoir n’est pas perdu, très sincèrement. Cela ne sera peut-être pas aussi bien que ce que vous auriez pu faire « à froid », mais peut-être pas aussi catastrophique que vous en avez eu l’impression. Voilà, reposez-vous bien et on attend les résultats avec impatience :) Quelle(s) spécialité(s) vous intéresseraient ? Faut-il un excellent classement pour celle-ci ? Vous m’excuserez si mes propos vous semblent un peu naïfs ; une fois encore, je ne connais rien aux études médicales, mais je vous souhaite en tout cas le meilleur pour la suite.

  10. Zou dit :

    Ma bébé toubib,
    Moi aussi je te suis depuis longtemps, sur le blog et dans la vie pas-virtuelle; assez pour te dire que je suis très fière de toi car tu n’as cessé d’évoluer vers le mieux. Tu es désormais quelqu’un de responsable, tite tête blonde toujours rigolote, de posé, de très intelligent et de raisonné. Pour cela, je pense que tous tes efforts porteront leurs fruits et que tu seras heureuse, peu importe ton classement (bien que je sois persuadée qu’il sera bon, mais chut), peut importe tout, car tu as enfin trouvé ta voie ma bébé-toubib ! Toujours un peu petite, mais parée pour l’aventure de la vie, courageuse comme tout !! Ils auront de la chance ceux qui se feront soigner par toi, il ne le remarqueront pas toujours, mais certains t’en seront reconnaissant :)
    Puis pour se tourner vers moi, je trouve ton nouveau blog très beau (il marque un tournant dans ta vie), et je me délecte de ton écriture, toujours toujours !! Continue donc de me nourrir de tes aventures !!
    Et puis reste humble comme ça, ça te va vachement bien :)
    A ce mois-ci en vrai donc, et même pas stressées pour une fois !
    Elsa

    ps: j’ai trouvé les autres commentaires très bien, tu as de chouettes lecteurs :)

  11. C’est Gélule qu’à tout dit : c’est un concours, vous étiez tous dans la même galère et le même état d’épuisement. Faut juste attendre, et faire gaffe à la dépression post-concours.
    Pour ma part, sur un très beau dossier de méningite virale, la bébé infectiologue que j’étais était tellement-contente-de-tout-savoir-mieux-que-tous-les-autres-c’est-sûr-je-fais-un-tabac. J’ai juste oublié de tourner la dernière page et donc ai laissé en blanc les deux dernières questions …
    Ben quoi ? Chui infectiologue dans un grand hôpital et mon boulot me passionne encore plus de 22 ans après.
    Tu seras un bon médecin, et peu importe où, tu trouveras des chouettes gens à soigner. En attendant, pense à autre chose !!

  12. Babydoc dit :

    Chère consoeur c’est avec un certain amusement que j’ai pu lire ton résumé des ECN de cette année (auxquelles j’ai par ailleurs également participé!).
    Voilà donc ma proposition pour les années à venir : remplacer cet ECN (qui coûte affreusement cher à mettre en oeuvre) par une course en sac à patates!
    Le choix de la spécialité se ferait donc sur le classement final…
    Ma proposition a recueilli à Dijon beaucoup de soutien et si suffisamment de gens la soutiennent je suis prêt à faire une pétition!
    Bien à toi et profite bien de ces congés amplement mérités!

  13. spyko dit :

    Bon d’accord j’ai pas compris la moitié de tes raisonnements au concours (je ne suis que psy, moi, hein), mais moi je mets vinte sur vinte partout et je te laisse choisir la spécialité que tu veux.
    Mais surtout, et très égoïstement, je suis très content de te relire !

  14. Mlle Lune dit :

    Félicitations!!!
    Finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!
    Bon pis si ça peut te rassurer un concours que tu penses avoir bien réussi c’est pas normal… ou c’est un état d’esprit que je ne connais pas ;-)
    Et puis profites de tes vacances, bien méritées!

  15. TiphaineMF dit :

    Pas grand chose à rajouter, si ce n’est bienvenue sur WordPress… Et on croise les doigts pour cette spécialité et ce coin de France !!

  16. Bougie dit :

    J’ai passé le même concours que toi. Enfin, c’est fait. Amertume quand même mais pas la peine de se prendre plus longtemps la tête. Il faut partir c’est un bon moyen de s’extraire de ces ruminations anxieuses.

  17. Douchka dit :

    Merci pour ce récit… et félicitation tu es médecin!! je me suis toujours dis que lemeilleur moment c’est now, e dernier dtage d’externe où tu pourras vraiment apprecier le stage…. donc enjoy! PS: moi je compare la médecine a la cola (dans certains pays d’afrique, chez moi notamment,)on machouille la noix de colas et ca a de prime abord un gout acre et c’est pas bon ( selon mes propres papilles) mais il faut macher longuement ( tres longuement) pour avoir un petit gout « sucré » doux qui était ce qu’on attendait depuis le debut.. donc a toi la douceur!!

  18. Bon ok, j’arrête, je dévisse (quoi j’ai pas encore de plaque ?), et je me reconvertis en guérisseur ou charlatan…

    Plus sérieusement, au-delà du fait que ton article est complètement démotivant pour le petit D2 que je suis, il reste au demeurant très bien écrit et permet d’avoir un aperçu de ce que doit ressentir la majorité des D4 au bout du rouleau lors de cette épreuve digne de devenir le 13ème des travaux d’Hercule !

    • openblueeyes dit :

      Louvet > J’avais des liens d’amis blogueur de l’éduc’ nat’ aussi, je vais les remettre d’ailleurs !
      LaurenceB > Ouais, la galère, mais c’est fini, ouf !
      Gélule > Oh je n’aurais pas aimé être là il y a deux ans, non plus, face à ce scanner 3D tout pourri. Mais tout ça c’est fait, bientôt l’Afrique (dépaysement total en perspective), puis l’internat, j’ai hâte :) Bravo pour ton blog, au passage, j’aime beaucoup et je trouve que ça s’améliore à chaque fois.
      Shou > Ah ça pour profiter… :)
      Mistinguette > Je n’arrive plus à aller sur « allez zou… », c’est normal ? Et pour la photo, je l’ai remise en avatar :)
      Guillaume > Je ne suis pas certaine que l’on puisse parler de sérénité en cette période où l’on essaie de rattraper le retard pris sur… tout ! Les amis, les voyages, les courses, le ménage, le courrier, le sport, le stage… C’est plutôt un chouette tourbillon, la reconstruction post-tsunami.
      Maxene > C’est pour connaitre pas mal de gens comme vous que je peux me dire sans me mentir : si je suis généraliste, même si ce n’est pas mon tout premier choix, je sais que je serai heureuse.
      Sandra > Merci beaucoup :) Et il n’y a pas de propos naïf, c’est moi qui suis vraiment désolée d’avoir inauguré ce blog avec tant de charabia médical, j’essaierai de ne pas recommencer ! Et je voudrai être pédiatre. Dans mon coin de France, c’est assez demandé… mais je partirai dans un autre coin s’il le faut :)
      Zou > Sont chouettes, hein ?!
      La maman des poissons > Merci :) et j’ai même pas peur de la dépression post-concours… elle a duré 3 heures, pi je lui ai fait sa fête.
      Babydoc > Merci pour le fou-rire devant mon écran, c’est une très bonne idée cette course en sac à patates !
      Spyko : Merci ! Vinte sur vinte à toi pour le courrier des lecteurs, j’ai adoré Oedipe, vivement les prochains épisodes !
      Mlle Lune > C’est pas faux… :)
      Tiphaine > Alors comment on fait pour avoir les commentaires de la même taille que le texte dans wordpress ?
      Bougie > Bon été alors :)
      Douchka > J’aime beaucoup cette comparaison ! Tu es d’où en Afrique ?
      L’apprenti > Alors déjà, tu me voles mon sous-titre de blog, j’aime pas du tout :p Ensuite, c’est toute la D4 qui est démotivante, et très longue, et pénible, même avec la meilleure équipe de sous-colle du monde. Et on n’est pas prévenu en P1. Moi, en P1, je croyais naïvement que c’était fini, que j’aurais plus jamais à m’abrutir comme ça. Et j’ai eu du mal à m’y remettre en D4, parce qu’on change, en 6 ans, qu’on commence à avoir une vie, qu’on ne peut plus s’enfermer dans son boulot et sacrifier tout ce qu’on a construit sur l’autel d’un concours idiot.
      Malgré tout je suis contente d’avoir bossé autant : je sais des choses inutiles, plein, mais j’ai aussi appris quelques trucs qui me serviront pour soigner mes patients.
      Alors bon, bosse pour toi, pour être médecin, pour tes patients, profite de tes stages et de la D2, et plein de courage pour la suite.

      A tous > Encore merci !

  19. aha désolé, à vrai dire je ne connaissais pas encore ton blog quand j’ai créé le mien (quelle honte !!!). Ceci dit, je ne suis pas sûr que tu aie déposé « l’apprenti docteur » sans le « e ». Et ouais, fallait y penser avant ! ;p
    Merci pour les encouragements, c’est exactement l’esprit dans lequel j’aborde les 2 années à venir : bosser pour devenir un bon médecin, pas pour arriver dans le top 50 de l’ECN (bon d’accord, si les deux pouvaient se cumuler ça ne me gênerait pas outre mesure, MAIS BON).

    Profite bien de tes vacances, parce qu’à la rentrée, c’est plus la même ;-)

  20. Cam.G dit :

    Ben si ça peut te rassurer, le vendredi de la fin des ECN, j’étais devant la salle d’examen du Sud de la France avec tous mes petits tracts pour la soirée fin ECN (moi je ne suis qu’une P2 qui fait rien qu’à s’occuper de soirées :) ). Ben tous les D4 auxquels j’ai parlé m’ont dit s’être arrachés les cheveux devant les cas cliniques et s’être plantés en LCA… Donc voila si ça peut te rassurer…

  21. openblueeyes dit :

    L’apprenti > Ouais, à la rentrée, on va rigoler je sens… (Tous les internes auxquels j’en ai parlé m’ont dit qu’il étaient plus stressés au début de leur internat que pour le concours. Tous.)

    Cam G > Ah mais c’est très bien de s’occuper des soirées en P2 (et de s’investir dans l’asso en D1, et dans l’anemf en D2…), c’est très très bien ! ;)

  22. eheh ben écoute, nous autres lecteurs de ton blog, on s’installe là avec notre chaise dépliante de papy, un verre de grenadine dans la main et on attend le récit de ta première garde en tant qu’interne ;-)

    Encore mieux que le tour de France ! :p

  23. Douchka dit :

    OBE ( je peux t’apeler comme ca?) je viens du pays où l’indicatif téléphonique est le 221 :D

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